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Un homme téléphone chez lui. Il est au volant. Il dit juste « Chérie, j'arrive bientôt ». Soudain, la femme entend un bruit effroyable. Puis plus rien. Au bout du fil, elle vient de vivre en direct l'accident mortel. Fiction ou réalité ? Le scénario hélas est réaliste. Pour lutter contre les ravages provoqués par l'utilisation du portable au volant, le législateur a créé de nouvelles infractions.
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| La seconde de trop ! |
Comme sous l'emprise de l'alcool, le temps de réaction du conducteur est beaucoup plus long. D'une seconde en conditions normales, il passe facilement à deux. En ville, cette seconde de trop laisse peu de chance au conducteur pour éviter à temps un obstacle. Si c'est un piéton, le choc est le plus souvent mortel.
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| Moi ? Je suis concentré ! |
C'est une illusion. À l'abri dans sa voiture, le conducteur se sent « comme chez lui » et protégé. Les études démontrent pourtant que téléphoner en conduisant multiplie par 4 le risque de collision et même par 6 durant les premières minutes de conversation. 42% des accidents ont lieu lorsque que le conducteur prend l'appel. Les perceptions visuelles sont altérées et le danger moins bien apprécié. La vigilance diminue fortement. On constate notamment que le véhicule tend à zigzaguer, à se déporter vers la gauche et à ralentir.
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| Mais… J'ai un kit mains libres ! |
| Si l'utilisation d'un kit mains libres n'est pas considérée comme une infraction, nul n'est censé ignorer la loi. Selon l'article « R412-6 », le code de la route impose au conducteur d'être « en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent ». Dès lors et même avec un kit mains libres, téléphoner en conduisant peut exposer à une sanction. De la même façon que manger, boire, fumer ou se maquiller. En cas d'accident, c'est le tribunal qui tranchera ! Et il tiendra compte du fait que les usagers sont informés des dangers, scientifiquement prouvés, de l'usage du téléphone au volant. |