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Plusieurs enquêtes récentes soulignent l'augmentation du nombre de conducteurs sous l'emprise de drogues et en particulier du cannabis. Conduire sous l'emprise de stupéfiants multiplie pas deux le risque d'avoir un accident mortel.

Si l'alcool entraîne dix fois plus de morts sur les routes que la drogue*, la conduite sous emprise de drogue représente toutefois un phénomène de plus en plus fréquent notamment chez les jeunes conducteurs. Selon les statistiques les moins alarmistes, on recenserait un conducteur sur dix de moins de 25 ans sous l'influence du cannabis.

Un facteur de conduite à risques
Troubles visuels, en particulier une vision nocturne dégradée, atténuation des réflexes, mauvaise perception des distances, mais aussi une forte désinhibition sont les principaux effets du cannabis sur le comportement du conducteur et autant de facteurs entraînant une conduite à risque. Pire encore, le mélange cannabis et alcool démultiplie ces facteurs de risques.
Depuis 2003, policiers et gendarmes peuvent faire pratiquer un dépistage de stupéfiants à tout conducteur impliqué dans un accident de la circulation, ou bien auteur d'une infraction routière (dépassement de la vitesse autorisée, absence de port de la ceinture de sécurité ou du casque, etc) ou encore suspect de consommation de produits illicites du fait d'une conduite dangereuse, de troubles de l'équilibre ou du langage, ou de comportement anormal (excitation, euphorie, etc.). Un dépistage aujourd'hui pratiqué dans les urines, en milieu hospitalier, mais de nouveaux tests pouvant être utilisés en bord de route verront bientôt le jour.

Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement
2 ans d'emprisonnement et de 4500 euros d'amende, telle est la peine encourue par un conducteur convaincu de consommation de drogue. En outre, ce délit entraîne la perte de 6 points du permis de conduire. Une peine pouvant être portée à 3 ans d'emprisonnement et 9000 euros d'amende si cette infraction est couplée avec l'alcoolémie. Le tribunal peut en outre infliger au conducteur une suspension du permis de conduire pour 3 ans, voire l'annulation du permis de conduire avec interdiction d'en solliciter un nouveau pendant 3 ans au plus.

Au volant ou pas, la drogue est illicite
La drogue, il faut le rappeler, est un produit illicite, que l'on soit conducteur ou pas. De fait, il n'existe pas de seuil maximum de consommation autorisé comme pour l'alcool (0,5 g/l d'alcool dans le sang). Aucune tolérance n'est autorisée. Face aux risques d'accident, comme au risque pénal, la seule prévention est de s'abstenir de consommer quelque drogue que ce soit


Un risque mortel
Selon l'étude "SAM"* datant d'octobre 2005, 2,5 % des accidents mortels sur la route sont attribuables au cannabis (28,6 % à l'alcool). Le risque d'accident mortel est multiplié par 1,8 sous l'emprise de drogue, par 8,5 sous l'emprise d'alcool et par 15 sous l'emprise des deux substances combinées. En moyenne, 230 morts chaque année, principalement des jeunes, seraient imputables à une conduite sous emprise de drogue.
Le savez-vous ?
Comme pour la conduite sous l'emprise d'un état alcoolique, un assureur ne peut en aucun cas indemniser un conducteur ayant un accident sous l'emprise de stupéfiants.

* Etude Stupéfiants et accident mortels de la circulation routière (SAM)
La drogue au volant
www.securiteroutiere
.gouv.fr
Le site officiel de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) www.drogues.gouv.fr
Contraventions ou délits
www.securiteroutiere
.equipement.gouv.fr